Premier été pour le jeune média qu’est Dernier Relais, et déjà, des ajustements, des développements. Certains l’ont remarqué, il n’y a pas eu d’article ces deux dernières semaines. La raison est simple : Dernier Relais prend son temps, se qualifie volontiers de slow média, et fait des choix qui demandent du temps.
Ainsi est né dernier-relais.com. Les aficionados de Substack pourront toujours retrouver nos articles sur cette plateforme, mais c’est bien sur notre site web que se développera notre jeune mais ambitieux projet. De nouveaux formats sont en cours de réflexion, et il était également important, parce que nous sommes suivis par des lecteurs de chaque côté de la Manche, d’avoir une version du site disponible en anglais.
La version anglaise du site, c’est aussi un geste de reconnaissance envers Leodhais, Noé, Karen ou encore Cindy, qui ont fait confiance à Dernier Relais pour retracer leur parcours, et dont on peut maintenant partager les histoires avec le plus grand monde.
Une fois ceci posé, ne reste plus qu’a reparler sport. Et cette fois, pas question de lenteur.
Imaginez une montagne. Vous pensez ski ? Vous pensez randonnée ? Ascension à vélo ? Ok. Lui, pense à la route, à l’asphalte. Son objectif ? Descendre le plus rapidement possible. Comment ? Sur une planche a roulette. A quelle vitesse ? Plus d’une centaine de kilomètres heure.
Est-ce qu’Antoine Carlotti, champion de France 2025 de longboard, prend des risques ? Assurément. Mais ne résumez pas son sport à cela, car il y en a beaucoup plus à dire.
Dernier Relais : Salut Antoine, merci pour l’interview ! Je ne vais pas te raconter d’histoire, le longboard ne fait pas partie des sports que je connais le plus…
Antoine Carlotti : Haha… Oui, c’est un peu niche !
D.R. : Un peu niche et…effrayant ? Quand je regarde tes vidéos j’ai comme un réflexe de crispation, je me dis « il est complètement barge ce mec ! »
A.C. : Ouais ouais je sais, et c’est important d’en parler justement par rapport à l’image que ça renvoie. Moi j’adore les sports extrêmes, j’adore en regarder, mais je trouve ça dommage que ce soit souvent présenté comme quelque chose d’inaccessible dans le sens où on évoque que cela sous l’angle de la prise de risque, alors qu’il y a derrière quelque chose de plus profond et complet.
D.R. : J’aimerais éclaircir une vieille croyance que j’ai d’ailleurs, puisqu’on parle d’a priori : J’ai longtemps cru que ton sport était une pratique illégale…
A.C. : Oh tu sais c’est à peu près le cas ! A part pour les compétitions où tout est cadré, déclaré, et légal, en fait dans l’ensemble il y a peu de législation, même si cela varie selon les pays. Disons qu’on est tolérés dans la plupart des cas parce qu’on évolue dans une zone un peu floue où la police va nous demander de partir et puis ça s’arrêtera là. En général c’est ce qui se passe en France, ou en Suisse du côté « français ». Côté germanique ils collent de grosses amendes par contre !
D.R. : Tu as grandi en région parisienne, qui n’est pas connue pour ses montagnes et ses dénivelés, comment en es-tu arrivé au longboard ?
A.C. : J’ai des parents qui ont toujours été très sportifs, donc avec mon frère, sous leur impulsion, on a dû tester tous les sports dits « classiques », et j’ai notamment fait du vélo trial en compét’. Mon frère, lui, faisait beaucoup de roller dans les skateparks. Il m’a beaucoup appris, et j’ai rapidement pris gout, quand on partait en vacances, aux sports de glisse et de planches : skateboard, wakeboard, etc.
Puis à un moment donné est venue la mode des Penny Boards, tu sais, les petits skates en plastique ? Decat’ en faisait. C’était une époque où les modes se succédaient. La Penny board, puis la trottinette, etc. Sauf que moi je suis resté scotché à la penny board, j’adorais le feeling. Alors j’ai commencé à regarder des vidéos sur internet, et rapidement je suis tombé sur des vidéos de longboard et de descente. J’étais fasciné, et autant te dire que quand j’ai montré les images à mes parents, ils n’étaient pas hyper rassurés. Ils me disaient que ça pouvait être dangereux, surtout en ville, mais ils m’ont quand même offert, un jour, des roues de longboard que j’ai fixées au Penny pour me rapprocher des sensations de dérapage qu’on a en longboard, et comme en ville, en région parisienne, il y a peu de descentes, j’allais dans les parkings souterrains, j’adorais.
Puis un jour, alors qu’on était à la campagne, mes parents m’ont surpris en train d’envoyer tout ce que je pouvais dans une descente, et là ils ont compris que c’était trop tard !
D.R. : Tu pratiquais seul ?
A.C. : Ouais pas mal, je regardais des vidéos, je m’entraînais, je ne faisais pas que de la descente mais aussi et surtout beaucoup de figures. J’adorais, j’étais dans mon monde.
D.R. : La descente, c’est une compétition à part entière ?
A.C. : Non, la descente se divise en deux categories : la downhill, qui est sans doute la plus connue, où le principe est d’être le premier arrivé en bas, et la freeride qui intègre des figures, qu’on appelle des slides. Après il y a une course qui s’appelle la No Paws Down, qui intègre les deux notions de course et de figures. C’était ma course de rêve.
D.R. : Course que tu as remportée ?
A.C. : Oui, j’ai participé 8 fois à cette course incroyable et j’ai eu la chance de la remporter une fois. C’était assez fou.
D.R. : Tu as aussi pratiqué le dancing, c’est bien ça ?
A.C. : Exactement, et c’est notamment par ce biais que j’ai rencontré pas mal de gens du milieu. Paris était le berceau du dancing, on se retrouvait sur les quais de Seine. Ça m’a ouvert un monde, j’ai rencontré des gens, découvert qu’il y avait des compétitions de descente, etc.
D.R. : Qui chapeaute ces compétitions d’ailleurs ?
A.C. : En France on est parmi les plus chanceux au monde en fait, parce qu’on a une fédération très active qui n’est pas une fédé de skate de descente, mais qui est la FFRS (Fédération Française de Roller Skate) qui englobe plein de sports qui sont beaucoup plus gros, notamment le skate street qui est maintenant un sport olympique, ou encore le roller derby et plein d’autres disciplines. La FFRS chapeaute ensuite les assos plus locales, qui vont toutes organiser un ou deux évènements, ce qui fait qu’en France on a une dizaine d’événements chaque année ce qui est assez ouf et démontre un certain dynamisme. Les États-Unis sont peut-être 8 à 10 fois plus nombreux à pratiquer mais ils n’ont pas plus d’événements.
D.R. : Ce dynamisme propre à la France se traduit comment en terme de niveau global ?
A.C. : Le niveau sur les compétitions en France est très, très élevé, c’est sans doute là qu’il y a les meilleurs riders mondiaux. Il y a notamment un mec, Adrien Peynel, américain d’origine française. Il vit à San Diego mais parce que la fédération française est mieux structurée et dynamique, il participe aux compétitions françaises. Cette année il a tout dominé, à part deux courses que j’ai remportées. J’étais vraiment content de le battre aux championnats de France, c’est une telle référence !
D.R. : Alors justement, comment se passent les compétitions concrètement ?
A.C. : D’abord, on commence par les qualifications. C’est hyper inspiré de la Formule 1 avec le système de Q1, Q2, Q3, chaque tour éliminant les moins rapides. Dans ce milieu on est tous un peu des fans de Formule 1, et comme on n’a pas d’argent on a remplacé les voitures par des skates (il rit) : même système de qualifs, mêmes soucis de trouver les meilleures trajectoires et le meilleur aérodynamisme… sauf qu’on n’a pas de moteur quoi.
D.R. : Et lorsque vient le moment de la course, vous partez tous en même temps ?
A.C. : Exact. En qualif’ tu te focalises sur tes trajectoires et sur le fait d’être le plus rapide possible pour pouvoir participer à la course finale. Par contre, pendant la course, la part de stratégie est énorme. L’état de la route, la qualité de ton départ (mon point faible), comment tu te places, tout ça a un impact énorme sur le déroulé de la course. Par exemple, récemment on était en Autriche pour une étape du championnat du monde. Là-bas, il y avait quelques virages qui s’enchainaient avant de déboucher sur une longue ligne droite qui durait bien une minute. On allait à environ 115 km/h, et à cette vitesse-là l’aspiration est énorme donc c’est simple : si tu penses sortir bien du dernier virage et aborder la ligne droite en tête, tu peux être sûr que tu vas te faire dépasser par tout le monde.
D.R. : Tu la sens fortement, l’aspiration ?
A.C. : Oui, c’est vraiment puissant, et tu l’entends aussi ! Et plus tu as de riders devant toi plus elle est décuplée. Ça donne des situations assez folles, que j’adore, où il faut être hyper stratégique et te dire « ok je peux être plus rapide, mais il ne faut pas que j’arrive en tête en sortie du virage », et t’as les autres riders qui se disent la même chose ! Donc parfois la situation devient assez marrante, tout le monde cherche à se laisser passer.
D.R. : J’imagine que les contacts sont interdits ?
A.C. : Ouais on n’a pas le droit bien que parfois il y en ait des petits qui soient tolérés et pour lesquels ce ne serait pas logique de disqualifier, puis parfois…Typiquement en Autriche, le circuit se prêtait vachement au fait qu’il y ait des contacts et j’ai eu des problèmes à cause de cette longue ligne droite dont je te parlais. On arrivait à 115, tous serrés les uns aux autres pour garder l’aspiration, et en bas de la ligne droite : gros virage, gros freinage, et ligne d’arrivée 10 mètres plus loin ! Comment veux-tu qu’il n’y ait pas de contact ? C’est ta dernière chance de passer, évidemment qu’il y a risque de contact. Enfin bon je suis encore un peu frustré, mais ce qui me rassure c’est que même la communauté était de mon côté, ma disqualification était peut-être un peu dure.
D.R. : Je voulais aborder avec toi la question des revenus. Qui dit sports extrêmes dit souvent Red Bull, et on sait qu’ils investissent des millions en sponsoring, organisation d’évènements, etc. Grâce à Red Bull, certains sportifs arrivent à vivre de leur sport. Qu’en est-il du longboard à ce jour ?
A.C. : Tu choisis le bon moment pour poser cette question, car même si Red Bull avait déjà fait quelques trucs avec la communauté, ils n’avaient jamais sponsorisé de longboarder et c’est chose faite depuis peu, avec Diego Poncelet, double champion du monde. Il a signé il y a deux mois et je pense que c’est l’un des seuls, voire le seul, de notre sport qui parvient à en vivre. En ce qui me concerne, comme les autres j’ai un boulot à coté, je suis graphiste et designer 3D en freelance. Parfois je bosse avec des marques de skate donc les deux mondes se rejoignent, mais financièrement, si je mets les choses à plat, continuer à faire mon sport n’a aucun sens : je prends des risques et je perds beaucoup d’argent ! Mais bon, c’est ma passion.
D.R. : En dehors des frais de déplacement à travers le monde, est-ce que tu as des coûts liés à l’équipement ?
A.C. : J’ai la chance de travailler avec pas mal de marques qui vont payer l’équipement mais c’est pas le gros du budget. La grosse, grosse dépense, ce sont les roues. Comme en Formule 1, on les use vite ! Pour te faire une idée, en routes ouvertes hors compétitions, et même si ça dépend de l’état de la chaussée et de la vitesse à laquelle on dérape, un set de roues ça peut me faire 1 mois comme ça peut tenir 3 jours.
Par contre, en compétition, on roule toujours avec des roues neuves pour être plus performants, avoir plus de grip grâce à ce qu’on appelle le glaçage, cette couche sur le dessus de la roue qui est un peu réfléchissante à la sortie du moule. Un glaçage neuf va apporter beaucoup plus d’adhérence, te permettant de mieux tenir tes trajectoires, et c’est un gain d’environ 3 secondes sur un run de 2 minutes. L’avantage n’est donc pas négligeable.
D.R. : Impossible de gagner sans avoir plusieurs jeux de roues sur une compétition donc ?
A.C. : Oui, même si t’es un amateur avec un bon niveau, si t’as pas cet avantage procuré par les roues neuves, et aussi l’entraînement derrière en roues neuves, c’est compliqué. Et ça coute cher, c’est clair. Pour une compét’ je viens avec 8 à 10 jeux de roues, a raison de 130 balles par jeu, donc environ 1000 euros de roues pour un week-end de compétition.
D.R. : Et ta tenue, de quoi est-elle composée ?
A.C. : On a la combinaison en cuir qui est très efficace contre les brûlures, le casque, la protection dorsale, et évidemment des gants.
D.R. : Le risque d’accident et de blessure est important dans ton sport. Quelle est ta relation avec le danger ?
A.C. : Ecoute, j’ai de la chance, en 11 ans, je ne me suis jamais rien fait de grave à part quelques petites brûlures. Mais je ne me suis jamais rien cassé. Le vrai danger vient surtout de notre gestion des routes ouvertes. Je ne parle pas des compétitions où tout est fermé à la circulation, mais bien des périodes d’entrainements pendant lesquelles un véhicule peut arriver de face.
Pour éviter les accidents, on met en place une voiture ouvreuse qui descend un peu avant nous et qui communique en permanence par talkie-walkie avec nous. Elle dit « Ok, ok, ok, ok », et si elle s’arrête de dire « ok » ou si la connexion se perd, on se tient bien à droite pour être safe. À notre niveau on est largement capable de contrôler notre vitesse et de se replacer rapidement du bon côté de la route. Par contre tant qu’il y a les « Ok » je sais que je peux attaquer !
D.R. : Jamais de problème justement avec les automobilistes ?
A.C. : Une fois, en ville, un mec était derrière moi et, peut-être parce qu’il ne connait pas ma discipline, s’est agacé et a tenté de me doubler dangereusement. Je me suis dégagé comme j’ai pu en sautant sur le trottoir mais il a quand même donné un coup de volant vers moi. Je ne sais pas si les gens se rendent toujours compte qu’ils peuvent tuer avec ce genre d’agressivité. Mais en montagne, non jamais, les gens sont sans doute plus habitués aux sports de glisse, et moins stressés !
D.R. : As-tu d’autres compétitions à venir ?
A.C. : La plupart sont derrière moi, la dernière s’est terminée il y a deux semaines. Il reste une partie du championnat du monde aux États-Unis et au Salvador en décembre mais on verra niveau finance si j’y vais ou pas. De mai jusqu’à début juillet je n’ai pas arrêté, j’ai enchaîné 6 ou 7 courses, c’était une vraie chance.
D.R. : Comment tu te sens physiquement après une course ? Est-ce que, au-delà de la concentration, ton sport requiert de la force physique ?
A.C. : Ça dépend beaucoup, beaucoup du spot. Il y a des spots où je ne pense qu’a la course parce que c’est safe. Tu vois typiquement, le championnat de France l’année dernière n’avait pas un tracé très rapide, on était à 70km/h, épingles assez lentes, pas de virages dangereux, donc j’étais concentré mais pas épuisé parce que le parcours ne me sollicitait pas beaucoup physiquement. A l’inverse en Turquie il y a quelques semaines, j’étais à plus de 110, avec des courbes très rapides que je prenais à 80km/h, et le parcours était très long donc pour les jambes c’était dur. Quand je me mets en position aérodynamique, je sais que je ne peux pas tenir plus de 3 minutes sans me mettre en danger parce que mes jambes se mettraient à trembler, à tétaniser, et à me faire perdre en stabilité. C’est ce qu’on appelle le wobble. Quand ce phénomène se met en marche, ça peut commencer à devenir un peu effrayant parce que ta planche tourne à droite à gauche très vite jusqu’à te faire chuter.
D.R. : Et mentalement, tu te prépares de façon spécifique?
A.C. : C’est un point sur lequel j’ai beaucoup progressé. Avant je ne me posais pas trop de questions, je prenais plaisir à m’entraîner mais il m’a fallu du temps avant que je me demande comment devenir meilleur. J’ai une coach mentale, qui s’appelle Anaïs Grillon, qui m’a beaucoup accompagné sur ce sujet. Et ça passe par plus d’analyse de mes descentes, notamment grâce à la vidéo et aux points de repères que je me fait sur le sol, j’ai pu travailler sur mes zones de freinage, les trajectoires idéales, etc. Ça m’a permis de mieux comprendre quelle marge j’avais dans tel ou tel secteur, et au final, de m’améliorer.
D.R. : Il y a d’autres points sur lequel ta coach mentale t’accompagne ?
A.C. : La gestion du stress. Un week-end de course c’est une pression folle, un investissement en temps, en argent, en énergie, qui est très grand, et qui peut déboucher, après un run de 2 minutes, sur une grande joie ou une terrible désillusion. Donc Anaïs m’accompagne là-dessus, sur la création de routines, de procédés rassurants.
D.R. : Tu comparais plus tôt ton sport à la F1, en ce qui concerne la gestion des roues, l’aérodynamique, etc. Est-ce que tu peux, comme en sport auto, être amené à ajuster certains réglages de la planche, comme, je ne sais pas, l’écartement des roues ?
A.C. : Oui tu as raison. Alors on ne modifie pas forcément l’écartement des roues, bien qu’on pourrait, mais on va notamment choisir des roues qui auront des gommes plus ou moins dures afin de tourner plus ou moins vite, d’être plus ou moins stables. Et on va également travailler sur l’angle grâce aux trucks, c’est-à-dire les pièces qui relient les roues à la planche, pour que le truck avant pivote plus facilement par exemple et le trucs arrière moins, comme sur une voiture. Tu peux aussi ajouter un poids sur ta planche pour la rendre encore plus stable.
D.R. : Il y a-t-il un point que tu aimerais évoquer et sur lequel je ne t’ai pas posé de questions ?
A.C. : La communauté ! Ça a beau être un sport de niche, on est présent partout dans le monde et notre communauté, bien que petite, est hyper soudée. Sur les courses tu as toujours les 20 à 60 mêmes personnes, on se connaît tous, on est tous très potes, et c’est assez rigolo parce qu’on voyage ensemble, on galère ensemble le soir avec nos réchauds et nos tentes, on rit, et le lendemain on se tire la bourre comme jamais. Mais vraiment, c’est une communauté incroyable. J’ai pu aller en Colombie, en Australie, et je pourrais aller n’importe où, un simple message sur un groupe internet et je suis certain de trouver quelqu’un qui connait quelqu’un pour m’héberger.
D.R. : Tu dois en connaître des pays maintenant !
A.C. : Oui mais pas les parties les plus touristiques ! Quand je dis que je suis allé en Roumanie, en Slovénie ou en République tchèque, on me dit « ah oui, ou ça ? », et quand je donne le nom du bled, personne ne connait, même les locaux parfois ! C’est une forme différente de faire du tourisme qui me plaît bien !
D.R. : A quand un « Drive to Survive » (documentaire Netflix sur le championnat de Formule 1) version longboard ?
A.C. : Ah c’est notre rêve hein! Ça viendra peut-être ! On a un sport qui passe bien à l’écran, et des règles ultra simples : le premier en bas a gagné ! Si un lecteur de cet article à des contacts chez Netflix ou à la tv, faites signe !


